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Les troubles d'attention qu'est-ce que c'est ?

 

En 5 minutes

 

En 1 heure 30

Cet article est rédigé en s'inspirant du livre  d'Alain Moret et Michèle Mazeau  "Le syndrome dys-executif chez l'enfant et l'adolescent Répercussions scolaires et comportementales"  aux éditions Elsevier Masson

Le trouble d'attention est diagnostiqué sous le terme TDA/H pour Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité.

L'attention, loin d'être une fonction unitaire, est composée de plusieurs sous-fonctions qui interagissent entre elles pour pour orienter l'attention vers la cible et ré-orienter en cours de tâche, sélectionner les stimuli et les informations pertinentes, les mémoriser et enfin pour ajuster l'intensité de l'attention nécessaire à une tâche. Ces fonctions sont particulièrement sollicitées dans les situations nouvelles ou complexes pour lesquelles on ne dispose pas de routine déjà automatisée.

Les situations d'apprentissages, parce qu'elles sont nouvelles et pas encore maîtrisées sont exigeantes et couteuses en attention. Plus l'élève doit être autonome en particulier à partir du collège, plus ces fonctions sont sollicitées car il est amené à prendre en charge la gestion de son temps, décider des stratégies, planifier ses actions,...

Ces différentes fonctions peuvent être déficitaires ou préservées de façon plus ou moins indépendantes et conduire à des difficultés d'apprentissage variables d'un individu à l'autre. Peuvent notamment être affectés :

- Le raisonnement avec des difficultés face au choix, à la sélection et aux tris et des échecs fréquents dans les tâches à choix multiples.

- Le graphisme : la dysgraphie est fréquente. Elle se caractérise par une écriture déformée mais rapide, impulsive, difficile à relire aussi bien pour le jeune que pour les tiers.

- Le langage : le jeune interrompt souvent, sans souci de la conversation ou de l'activité en cours, pour dire ce qui lui passe par la tête (défaut d'inhibition). On note aussi une fuite des idées par associations successives, des digressions, des coq-à-l'âne. Le jeune répond fréquemment avant la fin de la question.

- La gestuelle : il se précipite, ce qui rend ses gestes impulsifs, brutaux et maladroits, mal calibrés (il se cogne, renverse, déchire, tombe); il tripote tout se qui est à portée de main, sans projet construit.

- La mémoire à long terme : les troubles d'attention parasitent la fixation en mémoire ; les troubles de la sélectivité et l'impulsivité perturbent le rappel en mémoire ; les persévérations et le défaut d'inhibition s'ajoutent aux oublis pour créer confusions et amalgames.

- Le comportement avec un jeune peu autonome dans les tâches scolaires, qui ne conserve pas les consignes en mémoire, commence mais ne finit pas. Les émotions sont par ailleurs mal maîtrisées (rire sans raison, passage du rire aux larmes, colère démesurée,...)

 

Remarque : un enfant atteint d'un trouble dys comme la dyspraxie sera en situation de double tâche quasi permanente ce qui va saturer ses ressources attentionnelles. Le comportement du jeune est alors celui d'un enfant inattentif même si dans ce cas il ne s'agit pas d'un déficit intrinsèque des fonctions attentionnelles mais plutôt d'une surcharge liée au trouble de développement du geste qui épuise les ressources attentionnelles.

 

Les troubles d'attention sont particulièrement délétères en terme d'apprentissage et l'hyperactivité, quand elle existe est presque toujours socialement mal tolérée, surtout en collectivité où l'agitation permanente du jeune perturbe et compromet le fonctionnement de l'ensemble du groupe, tout en épuisant l'entourage. Ces jeunes restent les première victimes de leurs troubles qui parasitent toutes leurs activités y compris leurs jeux.

Ces troubles affectent leur scolarité, mais aussi les relations, insatisfaisantes, qu'ils nouent avec leur pairs comme avec les adultes : ils subissent les interprétations erronées de leur comportement et des remarques désobligeantes ; ils grandissent en se construisant d'eux même une image dévalorisée.

Cette spirale d'échec et de piètre estime de soi ne peut être interrompue que par un diagnostique précoce, débouchant sur des propositions d'aides efficaces.

 

 

 

 

 

 

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