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Vivre la différence

 

Une différence qui peut être difficile à accepter

Pour les parents comme pour l'enfant, la différence ressentie peut être difficile à vivre. L'épreuve des pairs est d'autant plus douloureuse que les enfants comprennent les enjeux sociaux des remarques et railleries dont ils font tous plus ou moins l'expérience dès lors que des adaptations sont nécessaires en classe.

Rude aussi est l'épreuve, encore trop fréquente par manque de formation, de l'enseignant qui focalise sur le handicap oubliant parfois qu'il a d'abord à faire à un enfant ... ou de celui qui doute de la réalité des difficultés.

Au milieu de ces émotions parfois très vives, notre rôle de parent vire parfois au casse-tête lorsqu'il faut faire comprendre, aider l'enfant à relativiser et en même temps le laisser se confronter à la vie...

 

Veiller à limiter les conséquences

Si vous ne pouvez pas éviter à votre enfant la souffrance du fait de son handicap, il reste important de veiller à ne pas laisser s'installer des situations qui risquent de miner sa confiance en lui : il vous faudra régulièrement prendre votre bâton de pèlerin et aller voir l'équipe éducative pour trouver des solutions.

Lors de ces échanges, repérer les enseignants qui comprennent la situation et qui adaptent avec bienveillance : ce sont des relais précieux vers l'équipe.

Régulièrement il est important de solliciter (avec insistance si nécessaire) les ré-éducateurs de votre enfant (orthophoniste, ergothérapeute, neuropsychologue ou psychomotricien) pour qu'ils se déplacent et viennent expliquer la nature des difficultés rencontrées. Ils ont le bénéfice du  professionnalisme et de la neutralité vis à vis de l'enfant et gagneront plus facilement la confiance des enseignants les moins ouverts à votre sujet.

S'appuyer sur des personnes plus neutre et qui obtiendront plus facilement du crédit  vous permet de vous économiser... il faut tenir toute une scolarité !

De l'équité à l'inclusion !

Il est malheureusement encore courant d'avoir à gérer des situations telles que celle d'un enfant dysgraphique à qui on refuse pour des évaluations l'ordinateur qu'il utilise habituellement en cours ou bien un enfant avec un trouble d'attention  et hyperactivité qui se voit refuser la responsabilité d'essuyer le tableau ... au motif que les autres aussi aimeraient cela et que ce n'est pas équitable !

Rappeler alors avec bienveillance mais fermement que pour les enfants dont le développement neurologique est sans particularité, travailler sur ordinateur ou essuyer le tableau relève du plaisir alors que pour le vôtre il s'agit d'un besoin. Il ne leur vient pas à l'idée de priver un élève de ses lunettes sur ce motif d'équité, il s'agit bien pour votre enfant de la même nécessité de compenser une déficience.

Enfin, rêvons de ce jour où les particularités de ses enfants, ou même l'aisance qu'ils acquièrent avec les outils  seront naturellement mises en valeur et au service du groupe comme dans ces exemples donnés par Caroline Huron dans son livre "L'enfant dyspraxique, mieux l'aider à la maison et à l'école" ou l'enseignant ayant repéré avec quelle aisance une garçon dyspraxique maniait le traitement de texte l'a chargé de mettre en forme le journal de la classe...